KROLL Adolphe (Sr)

(1849 - 1930)
Bochholt (DE)

The following extracts from an obituary published in 1930 summarises KROLL’s professional career:

Kroll était né en Allemagne d’une famille à double souche: allemande de par son père, homme de loi et premier bourg­mestre de la ville de Bocholt, française de par les ancêtres de sa mère, — la famille Laporte — immigrés sous le règne de Louis XIV. La lignée de ses aïeux paternels s’illustre du nom du célèbre poète Bürger.
Adolphe Kroll fréquenta les cours du Lycée de Munster pour se vouer ensuite, après avoir rempli ses devoirs envers son pays, à l’étude de la métallurgie à la « Bergakademie » de Berlin où enseignait à ce moment-là le professeur Wedding. Il poursuivit ses études et obtint ses grades à la « Bergakademie » de Klausthal, très renommée à l’époque. Jeune ingénieur, après avoir eu d’abord la malchance de ne pas voir se réaliser un engagement brillant pour le Mexique, il entra comme chimiste au service de la Société Métallurgique des Hauts Fourneaux et Aciéries de Sclessin-lez-Liége. Il y trouva l’occasion de moderniser et de mettre à la hauteur de la science un laboratoire qui, lors de son entrée, était doté de méthodes simplement empiriques. Cette initiative hardie le signala bien vite à l’attention de ses chefs qui confièrent à Kroll la direction des minières de la société. Ce fut alors qu’il épousa la fille du directeur des minières de la société et qu’il adopta par la suite la nationalité du pays qui lui donnait une hospitalité sans réserve. Il gardait toujours une fidélité inébranlable à sa nouvelle patrie, et plus tard, lorsque celle-ci dut passer par des moments difficiles, la détresse de son pays adoptif fut la sienne.
Le renom de métallurgiste hors ligne valut bientôt à ce travailleur indomptable sa nomination comme directeur de la Société Métallurgique des Hauts Fourneaux de Halanzy. Son passage à cette société est marqué par la modernisation complète des installations de l’usine.
Plus tard, Adolphe Kroll accepta le poste de directeur-gérant de la société des Hauts Fourneaux Luxembourgeois à Esch-sur-Alzette. Son entrée au service de l’industrie luxembourgeoise coïncida, pour celle-ci, avec le début d’une ère de grande prospérité. Sous l’action de sa volonté anima­trice, la petite usine d’Esch devint bientôt, pour la contrée, comme un centre d’essai de toutes les nouveautés métallurgiques. C’est là qu’on vit surgir les premiers appareils Cowper du pays. L’attention de l’industrie allemande fut bien vite attirée sur ce foyer d’activité intense, et, sur la base d’un rapport élaboré par Adolphe Kroll, la société «Aachener Hütten-Aktienverein » à Rothe Erde, dirigée par Kirdorf, se rendit acquéreur des actions de l’usine d’Esch.

Dans le domaine des inventions, son nom s’attache surtout à la découverte d’un fait qui, pour la métallurgie moderne, est d’une valeur inestimable: il fut le premier à remarquer qu’il était utile d’augmenter la teneur en phosphore de la fonte Thomas en y ajoutant, au haut-fourneau, des craies phosphatées naturelles. En vue de généraliser l’introduction de ce procédé, il fonda une société, « La Phospho-Métallurgique », qui existe encore aujourd’hui. C’est cette invention qui lui assura une situation matérielle des plus enviables.

Mais la vie ne lui ménagea pas que des satisfactions. Après la guerre mondiale le malheur vint frapper à sa porte à coups redoublés. Renversé par une automobile, il emporta une fracture du crâne dont il ne devait plus jamais se rétablir complètement. Peu après, il eut la grande douleur de perdre sa compagne fidèle qui, dans sa vieillesse et dans son infirmité, n’avait cessé de lui prodiguer des soins dévoués. Enfin, la mort libératrice vint mettre fin au long calvaire qui avait suivi sa vie laborieuse.

It has not been possible to locate a patent corresponding to the “invention” described above. The company “La Phospho-métallurgique” was established in Brussels around 1908.

FamilySearch database MG42-QK9

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Biography 23/03/2025